Mercredi 5 octobre 2005
Parfois lorsque l'on se réveille, il y a comme un flottement du temps.

Un instant insaisissable et étirable à l'infini durant lequel on ne sait plus si l'on rêve ou si l'on est éveillé.

Un moment agréable et cruel où des myriades étoilées scintillent au bord des choses.

Précisement violent. Un point d'interrogation sur lequel bute notre identité.

On ne sait plus quel jour nous sommes, si même nous sommes un jour, on ne sait plus avec qui, ni où et qui nous sommes. Parfois même nous ne devons nous forcer nous-mêmes à nous rappeller à notre existence.

Et Soudain, par un flash aveuglant notre regard se met à glisser instantanément sur le velours des choses et le monde se remet en marche avec le poids de nos jambes, apparaissant clairement dans toute la beauté de son insoumissible signification.

La force d'une vie vécue et l'épuisement de la nuit nous saisissent alors dans l'étirement de nos paupières abattues.

Il était exactement cinq heures à son réveil quand Louis le leva la tête de son oreiller, souleva une jambe et chevauchant le bord de son lit, posa un pied en équilibre précaire sur la chaude moquette de sa chambre et en essayant de vaincre cette idée épidermique. Il jeta un oeil embué vers le jour qui perçait au travers des volets et compris qu'il était chez lui.

L'homme au parapluie sortit de son rêve resta sur la plage sans que personne ne lui prête aucune attention.

Après avoir descendu l'escalier en hélice qui pivotait vers la cuisine où il allait prendre son déjeuner, il vit qu'une jeune fille assise sur le banc de la cuisine lui tournait le dos.





Par LSC - Publié dans : ecrivages
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