Dimanche 2 octobre 2005
La nuit glissa ainsi le long du monologue sans fin de l'homme au parapluie.

Louis rouvrit les yeux sur un ciel dégagé et le vol des mouettes qui tournait au dessus de lui.
Un océan démonté s'acharnait au loin sur de jeunes moussailons et un parfum iodé remontait des embruns.

Quelques sportifs couraient le long de la plage presque déserte.

 Louis sentit sous sa nuque la fraicheur humide de la rosée sur le sable. Il releva lourdement son corps ensommeillé et regarda devant lui, se frotta les yeux, les mains couvertes de grains scintillants sous le soleil qui venait derrière lui, et vit qu'il était seul.

Des parents matinaux dont les enfants le montraient du doigt, se tournèrent vers lui puis vacquèrent à leur activité habituelle qui consistait à s'enduir de crème solaire tout en plongeant des mains trop grasses dans leur glacière pour y pêcher une bière fraiche tandis que leurs enfants les éclabousseraient d'eau glacée ou de sable ou le deux, selon l'humeur, sans leur offrir aucun répit, tant qu'eux mêmes ne se seraient pas vus gratiiés d'une glace quelconque pour leurs acrobaties.

Louis se leva ankilosé et froissé, la tête douloureuse et partit.

Dans son dos, une jeune fille le regardait, songeuse, ou compatissante..





Par LSC - Publié dans : ecrivages
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus