Un cône de lumière coulait, jaune, sur le chevet d'un lit. Une ombre glissa, l'espace d'un instant, et quelques rayons moururent en silence sur les coins du rideau qui baillait près de la fenêtre. Il s'arrêta, Haletant. Des moustiques insomniaques et affamés se jettaient contre ses chevilles nues. Ils 'en moquait.
Ce serait bientôt la fin de l'été. Envahi par des doutes bourdonant entre ses tempes, il se dirigea vers la plage.
La ville dormait.
Et le sommeil lui manquait.
A présent, tout était calme et une mer de pétrole luisait à la faveur des réverbères qui longeaient comme des guirlandes un paysage irréel et froid.
Un vieil homme sorti de nulle part marchait, sans laisser d'empreintes sur le sable humide, et se dirigeait tout droit vers lui avec un parapluie blanc.
Sans un mot il s'assit à ses côtés.
"Comme l'eau doit être froide à cette heure de la nuit". articula-t-il mécaniquement.
Louis resta assis sans un mot, le regard perdu sur le sable comme s'il essayait d'en compter les grains.
Il le connaissait. Cet homme était apparu la veille, dans son sommeil, alors que quelques heures plus tôt, il l'avait rencontré pour la première fois dans son livre de bibliothèque.
Une chasse aux trésors dans laquelle cinq petits amis s'étaient mis en tête de récupérer le trésor volé par cet homme au parapluie blanc.
Louis n'en connaissait pas la fin.
Il s'était endormi le livre à la main, emportant avec lui la malle contenant le trésor et laissant ses camarades au bord de son sommeil..
Par LSC
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Publié dans : ecrivages
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